Utilisation des Affiches et flyers

"On a tous des droits !" :

Les affiches et les flyers créés avec Sandra Stoltz ont pour but d'informer et d'ouvrir la discussion avec les enfants et les adolescents sur le sujet de leurs droits fondamentaux, et notamment celui d'être protégé de toute forme de violence, y compris les violences éducatives ordinaires pour lesquelles une loi a été adoptée le 10 juillet 2019.

Pour faciliter leur diffusion et leur utilisation par toute personne ou structure souhaitant sensibiliser les enfants et ou adolescents à leurs droits, ces affiches et flyers sont consultables et téléchargeables pour être imprimées  librement .

Les affiches et les flyers sont complémentaires et différents selon qu'ils s'adressent aux enfants de 7 à 11 ans  (école élémentaire) ou aux adolescents de 12 à 18 ans (collèges et lycées).

Ils peuvent être transmis aux enfants et adolescents par toute personne ou structure ayant un rôle éducatif auprès d'eux (établissements scolaires, accueils de loisirs, foyers de jeunes, médiathèques, association accueillant des enfants ou des jeunes...). 

Vous trouverez ci-dessous quelques réponses à des questions sur l'utilisation des affiches et des flyers ainsi que des idées complémentaires pour animer des ateliers sur les droits des enfants avec des enfants ou des adolescents.

Un questionnaire est à votre disposition pour nous faire connaître vos avis, observations  et suggestions suite à l'utilisation des affiches, des flyers et du site : lien du questionnaire.

                  QUELQUES QUESTIONS AUTOUR DE LEUR UTILISATION:

        Comment  utiliser les affiches et flyers ?

     Les affiches viennent au minimum informer les enfants et les adolescents et ouvrir la discussion avec eux.

      Les flyers viennent compléter les affiches en apportant quelques informations plus précises sur les droits des enfants, les "violences éducatives ordinaires", la nouvelle loi, les aides en cas de besoin  et un lien vers le site pour des lectures et d'autres ressources sur le sujet.

      Ils peuvent être mis à disposition des jeunes ou  idéalement faire suite à une discussion en individuel ou en collectif sur le thème des droits de l'enfant et des violences.

    Comme pour d'autres outils d'information et de prévention, il est préférable qu'ils soient  complétés par des échanges avec les enfants ou les adolescents, en favorisant leur expression dans un climat d'écoute et de bienveillance venant renforcer aussi leurs "compétences psycho-sociales" telles les capacités de communication, de pensée critique, de créativité, d'estime de soi, et d'empathie qui sont bien à l'oeuvre dans le respect des  droits de l'enfant et des droits humains pour tous.

     Il existe pour cela de nombreux supports pour animer des ateliers sur le thème  des droits des enfants et des violences, selon les tranches d'âge et selon le nombre d'enfants et le type d'animation souhaité et possible (cf dans "ressources pour adultes/acteurs éducatifs") : échanges à partir  d'activités ludiques comme des jeux pédagogiques (que l'on trouve notamment dans les IREPS ou les centres CANOPE et sur le site de Solidarité Laïque) ou des cartes/questions (qui peuvent être créées) pour être piochées puis discutées (ex: "Qu'est-ce que les droits de l'enfant? Qu'est-ce qu'un droit? De quoi un enfant ou un adolescent a besoin pour grandir et être heureux? L'enfant a-t-il les mêmes  droits que les  adultes?", "Les droits de l'enfant sont-il respectés ?, etc...) ou des discussions aussi à partir de photos expressions ou d'autres supports (ex:  la mallette de François Galichet pour des ateliers philosophiques sur le thème des droits de l'enfant) , etc...

 

Rendez-vous au bas de page pour des exemples de déroulement d'atelier avec des enfants ou avec des adolescents sur le thème des  droits de l'enfant, la CIDE et notamment  le droit d'être protégé de toutes les violences y compris les violences éducatives ordinaires.

         Quelles précautions prendre?

       Tous ces outils d'animation ont pour objectif  de favoriser l'expression et les échanges dans l'écoute et le non jugement. D'autre part, il est important de présenter les échanges comme étant à visée générale en ne nommant personne en particulier, ce qui permet de mettre plus à l'aise le groupe et aussi plus de distance avec des situations personnelles qui seraient trop compliquées à aborder en groupe. De plus, en éducation à la santé et à la citoyenneté, les échanges en groupe n'ont pas d'objectif thérapeutique ni de "groupe de parole"qui seraient réservés à des professionnels spécialisés.

      Néanmoins, il apparaît  important  de rester attentif aux réactions et attitudes des enfants qui exprimeraient  des inquiétudes personnelles avec le besoin d'en parler en individuel à quelqu'un de confiance qui pourra ensuite le cas échéant selon la situation, solliciter des professionnels spécialisés ou  orienter le jeune vers ceux-ci (ex: professionnels médicaux ou sociaux) ou vers le 119 si nécessaire.

         N'est-ce pas réservé aux professionnels spécialisés d'aborder le sujet des violences envers les enfants ?

       Si des professionnels spécialisés du secteur médical ou social formés au sujet des violences y compris des VEO sont plus à même de parler avec des enfants et des jeunes du sujet délicat des violences, tout professionnel ayant un rôle éducatif peut (et je dirais même "doit pouvoir"), s'il y est sensibilisé, aborder ce sujet sous l'angle d'une information minimale au regard des droits de l'enfant (et même plus largement du droit humain), de la loi et des aides existantes vers lesquelles aller si besoin.

      Cela n'empêche pas en complément de faire intervenir un professionnel spécialisé, notamment  pour approfondir le sujet des violences (notamment les maltraitances et les violences sexuelles qui ne sont pas le sujet principal de ces outils mais bien les violences éducatives), chacun intervenant dans les limites de son rôle, tout en sachant dire quand il ne peut pas répondre à une question et passer le relai si nécessaire.

        De plus, comme dit dans les précautions, cette information a pour but de favoriser des échanges  d'ordre général et non d'envisager un groupe de parole sur des problématiques personnelles qui seraient du rôle d'un professionnel spécialisé.

       Ne risque-t-on  pas de  mettre l'enfant en "porte-à-faux" avec ses parents en parlant de violences éducatives?

        En abordant le sujet des violences et notamment des VEO très fréquentes, il peut être craint de mettre mal à l'aise l'enfant en l'amenant dans un conflit de loyauté avec ses parents.

       Il me semble que l'on peut dire simplement aux enfants que des parents tapent ou menacent leur enfant en pensant le "corriger pour son bien"  parce que c'est ce qu'ils ont eux-mêmes connu enfants (c'est d'ailleurs la 1ère cause de violence éducative) et parce qu'ils ne sont pas encore informés des effets nocifs de ces pratiques ni d'autres manières d'élever les enfants et des aides pour y parvenir. Ainsi, le respect des droits de l’enfant contribue grandement à de bonnes relations entre parents et enfants, ce qui est profitable pour tous.

         Les enfants ou  adolescents peuvent aussi faire part à leur famille d' informations sur le sujet et proposer qu'ils en discutent avec d'autres adultes pouvant les aider.

       Des mesures d'accompagnement à la parentalité respectueuse sont d'ailleurs nécessaires et devraient être renforcées prochainement suite à la loi, pour sensibiliser davantage les parents à l'éducation sans violence. Il existe des outils qui abordent ces questions de parentalité comme par exemples le livret des parents diffusé par la CAF, le kit nommé "C'est grave docteur?" créé par l'association Stop VEO (ayant pour but d'amorcer la discussion entre un professionnel médical ou du social et des parents sur le sujet des effets sur la santé des VEO), la BD "Petits instants parents/enfants "créé par la Fondation pour l'Enfance et Stop VEO pour promouvoir les droits de l'enfant et une éducation sans violence.

         Il n'en demeure pas moins que les premiers concernés par la loi ont tout intérêt à en être informés et que cela sera complémentaire des mesures envers les adultes.

 

           En plus des droits, ne doit-on pas aussi parler aux enfants de leurs devoirs pour ne pas qu'ils  pensent avoir" tous les droits"  et qu'ils oublient aussi que  d'autres dans le monde ont bien plus de raisons de se plaindre ?

   On entend parfois cela et pourtant, parler des droits humains et des droits de l'enfant implique la reconnaissance des besoins humains universels pour chacun.

C'est donc donner encore plus de sens au respect de soi et de l'autre à égalité devant le droit fondamental à la dignité et au respect de son intégrité.

 Ainsi, promouvoir les droits des enfants n'empêche en rien de leur transmettre des repères et y contribue même fortement. De plus, le respect des enfants favorise le plein développement de leur estime d'eux-même et de leur capacité d'empathie envers les autres. Les enfants renforcent ainsi leurs capacités émotionnelles et sociales permettant l'ouverture aux autres et à la solidarité.

Pour illustrer ce propos, je trouve très parlante une citation de Céline Quélen, présidente de l'association Stop VEO :"Un enfant élevé sans violence n'est pas un enfant qui a tous les droits...c'est un enfant qui a tous SES droits !"

L'enfant éduqué sans violences, peut alors s'ouvrir aux autres et au  monde et exercer l'ensemble de ses droits, comme par exemple le droit à l'égalité et à la mixité (que nous avons illustré en clin d'oeil sur des affiches pour adolescents, avec une écriture inclusive.)

Est-ce que cela ne peut pas être perçu erroné de dire aux enfants qu'ils ont des droits alors que dans la réalité , il y a beaucoup de situations où les enfants n'ont pas de droits ?

Il s'agit bien de parler aux enfants de leurs droits dans le sens des droits fondamentaux universels pour tous les enfants reconnus par la CIDE en raison des besoins importants de chaque enfant quel qu'il soit, pour bien se développer et s'épanouir.

Ces grands droits fondamentaux sont guidés par les 4 grands principes prioritaires de la CIDE (présentés par exemple sur la fiche de Solidarité laïque pour les 8/14 ans et sur des fiches de l'UNICEF) : égalité/non discrimination pour chaque enfant, intérêt supérieur de l'enfant, survie et développement de l'enfant, participation de l'enfant.

Les droits des enfants donnent ainsi de la légitimité aux ressentis des enfants quand leurs droits ne sont pas respectés ou pas suffisamment reconnus.

Promouvoir les droits des enfants les encourage à s'exprimer, à être solidaires et à demander de l'aide auprès de personnes disposées à les entendre et à faire valoir leurs droits, y compris en allant jusqu'à interpeler le Défenseur des Droits si nécessaire.

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Exemple de déroulement d' atelier avec des enfants de 8 à 11 ans en PDF

Il s'agit d'un exemple à partir d'outils de l'UNICEF en les adaptant à l'objectif de la séance.

Il existe d'autres supports possibles pour des déroulements d'ateliers différents, selon les

besoins du public et du contexte.

Exemple de déroulement d'atelier avec des adolescents  en PDF

Il s'agit aussi d'une proposition à titre d'exemple parmi d'autres possibles et à adapter

selon les besoins.